Guide pratique · 4 min de lecture

Une semaine de contenu en une seule session d'approbation

Si un calendrier de contenu se vide, ce n'est presque jamais parce que les publications sont difficiles à rédiger. C'est parce que chacune représente une nouvelle décision sur ce qu'il faut dire, et prendre cette décision sept fois par semaine en partant de zéro est épuisant d'une manière que l'écriture ne l'est pas.

Regroupez les décisions, pas les publications

La plupart des conseils sur le travail par lots recommandent de rédiger une semaine de contenu en une seule séance. Cela aide un peu, car on économise le temps de préparation nécessaire pour tout ouvrir.

L'économie la plus importante vient du regroupement des décisions. Décider une seule fois du thème de la semaine, puis produire sept contenus qui le servent, n'a rien à voir avec le fait de décider sept fois quoi publier aujourd'hui. Le premier cas demande un seul acte de jugement et un peu d'exécution. Le second en demande sept, et c'est pour cela que cela ne se fait pas.

Apportez trois choses à la séance

La séance fonctionne si vous arrivez avec de la matière brute, et échoue si vous comptez sur l'inspiration. Trois éléments suffisent.

  • Une chose qui s'est réellement passée cette semaine : un chantier, une question d'un client, une erreur, un résultat.
  • Une conviction que tout le monde ne partage pas. C'est ce qui fait de cette semaine la vôtre plutôt qu'une semaine générique.
  • Une action que vous attendez des gens : réserver, répondre, lire, acheter. Une semaine sans demande est une semaine qui ne produit rien.

Le format en vingt minutes

Avec ces trois éléments en main, la séance se déroule en quatre parties, et aucune ne vous oblige à fixer un champ vide.

  • Deux minutes : formulez l'angle de la semaine en une phrase.
  • Cinq minutes : lisez les brouillons. Ne les corrigez pas encore, lisez-les simplement tous.
  • Dix minutes : modifiez directement le texte. Supprimez tout ce que vous ne diriez pas à voix haute, ajoutez les détails que vous seul connaissez.
  • Trois minutes : vérifiez les conflits dans le planning, puis approuvez la tournée.

Corrigez ce qu'un générateur ne peut pas savoir

Un brouillon peut être bien construit et ne rien dire pour autant, parce que son auteur n'avait pas accès aux détails qui rendent une publication digne d'être lue : le chiffre réel, la rue précise, ce que le client a dit, la raison pour laquelle l'approche évidente n'était pas la bonne sur ce chantier.

C'est précisément le rôle de la relecture. Il ne s'agit pas de corriger des coquilles, mais de remettre les détails que vous seul connaissez, qui sont aussi la seule partie de ce travail qu'on ne peut vraiment pas déléguer.

Ce qu'il faut exclure du lot

Deux types de publication n'ont pas leur place dans une programmation automatique. Tout ce qui réagit à un événement récent, car au moment de la publication, ce sera déjà dépassé. Et tout ce qui est délicat : des excuses, un changement de prix, une correction. Ces messages méritent d'être rédigés le jour même, par vous, avec toute votre attention.

Le traitement par lots sert à assurer la présence régulière qui vous rend visible. Il ne convient pas aux publications les plus importantes, et vouloir lui faire couvrir celles-ci, c'est le meilleur moyen de finir par abandonner cette pratique.

Décidez une fois, produisez en nombre, et passez la séance à retoucher plutôt qu'à générer. La ressource rare n'est pas l'écriture, ce sont les détails que vous seul connaissez.

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